Lancée officiellement par le Gouverneur Daniel Bumba, et exécutée par le Ministre provincial des Transports, Jésus Noël Sheke, une nouvelle campagne de contrôle technique fait polémique à Kinshasa. Si l’Hôtel de Ville invoque la « sécurité routière », de nombreux Kinois y voient une « arnaque légalisée ».
Un calendrier inhabituel qui passe mal
Thank you for reading this post, don't forget to subscribe!À Kinshasa, la règle historique est connue de tous : le contrôle technique des véhicules est annuel. Pourtant, l’organisation d’un deuxième passage en plein mois d’août suscite l’incompréhension générale.
Absence de base légale visible
Aucun arrêté officiel n’a été rendu public pour justifier cette double obligation.Colère des usagers : « Ça ne s’est jamais fait. Jamais. Qu’on nous montre le texte qui l’autorise », s’insurge un chauffeur au centre de Limete, qualifiant l’opération de tentative de spoliation.
L’argument sécuritaire face à la réalité du réseau routier
Pour justifier l’urgence de la mesure, les autorités provinciales mettent en avant la multiplication des accidents et la prolifération des « véhicules poubelles » dans la capitale. Cet argument peine à convaincre les conducteurs, qui pointent du doigt l’état général des infrastructures.
Priorités inversées
Les usagers estiment que l’État devrait d’abord réparer les routes avant de sanctionner les automobilistes.Témoignage : « La sécurité commence par les routes. Qu’ils bouchent d’abord les nids de poule de Kasa-Vubu avant de nous demander de payer deux fois », s’indigne une conductrice.
Un impact financier lourd pour les ménages
Le timing de cette opération est particulièrement critiqué. Elle intervient dans un contexte économique difficile, marqué par l’approche de la rentrée scolaire, la hausse des prix et le retard de paiement des salaires.
Double peine financière
Les automobilistes doivent s’acquitter des frais de contrôle tout en subissant des pertes de revenus liées aux embouteillages massifs générés par l’opération.
Manque de concertation
Les syndicats de transport et les organisations de la société civile affirment ne pas avoir été consultés en amont, dénonçant un pilotage unilatéral de la part des autorités.
Le Juge
