Le directeur général de l’Office national des transports (ONATRA SA), Martin Lukusa Cibangu Panu, veut mettre fin aux accès incontrôlés au port de Kinshasa et renforcer la sécurité sur ce site stratégique.
Pour y parvenir, de nouvelles règles ont été mises en place afin de mieux contrôler les personnes et les véhicules qui entrent dans les installations portuaires.
Thank you for reading this post, don't forget to subscribe!Dans un avis au public, l’ONATRA a fixé les frais d’accès au port en fonction des catégories d’usagers et des types de véhicules.
Selon Martin Lukusa, cette décision répond principalement à une préoccupation sécuritaire.
« Nous avons réglementé l’accès au port de Kinshasa pour remettre de l’ordre et éviter tous les bandits et badauds qui viennent s’y cacher et rendent le port un no man’s land », explique le directeur général.
Des frais d’accès selon les catégories
L’avis au public n°033/ONATRA-DG/DCO/2026 fixe les frais d’accès à 5 000 FC pour les piétons, 7 000 FC pour les pousse-pousse, 11 000 FC pour les motos, 13 000 FC pour les tricycles et 17 000 FC pour les voitures.
Les minibus et les camions simples sont soumis à un tarif de 20 000 FC, tandis que les camions-bennes à sable et les remorques doivent payer 25 000 FC.
L’ONATRA précise également que ses locataires doivent souscrire à un abonnement mensuel pour leurs véhicules et leur personnel. Les exploitants de sable sont, quant à eux, soumis à une facturation journalière pour l’accès de leurs camions.
Une mesure axée sur la sécurité
Pour la direction générale, cette réglementation ne vise pas seulement à organiser les paiements. Elle doit surtout permettre de mieux contrôler les mouvements dans le port et de limiter la présence de personnes qui n’y ont aucune activité.
« Ces gens constituent une insécurité permanente, non seulement pour le port, mais aussi pour les clients et l’État », affirme Martin Lukusa.
Le directeur général rappelle que le port de Kinshasa constitue un site stratégique pour le pays. Son accès doit donc, selon lui, être mieux encadré afin de protéger les installations, les travailleurs, les clients et les biens de l’État.
À travers ces nouvelles dispositions, Martin Lukusa entend instaurer davantage d’ordre et de discipline au port de Kinshasa, tout en renforçant les mesures de sécurité.
Pour le DG de l’ONATRA, le temps du laisser-aller est révolu : au port de Kinshasa, la récréation est terminée.

Le Juge
