Un an à la tête du ministère des Ressources hydrauliques et de l’Électricité : le bilan mitigé de Molendo Sakombi

À son arrivée à la tête du ministère des Ressources hydrauliques et de l’Électricité, Aimé Molendo Sakombi avait suscité des espoirs au sein d’une population en quête d’un meilleur accès à l’électricité et à l’eau potable. Il avait notamment annoncé un plan national d’électrification ambitieux, une réforme du système de distribution ainsi que des mesures destinées à améliorer les performances de la Régie de distribution d’eau (Regideso) et de la Société nationale d’électricité (SNEL).

Un an plus tard, le bilan apparaît toutefois mitigé. Le paradoxe congolais demeure : un pays doté d’immenses ressources hydriques continue de faire face à d’importantes difficultés d’accès à l’eau potable et à l’électricité.

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Sur le terrain, les plaintes des usagers persistent. Dans plusieurs quartiers, les robinets restent à sec pendant de longues périodes, tandis que les délestages continuent de perturber la vie quotidienne des ménages et les activités économiques. La situation de la Regideso et de la SNEL reste également au cœur des préoccupations des consommateurs.

Un grand plan d’électrification encore confronté aux réalités du terrain

Les annonces formulées au début du mandat ministériel laissaient entrevoir une transformation importante du secteur de l’électricité en République démocratique du Congo.

Cependant, l’impact concret de ces orientations reste encore difficile à mesurer au regard des difficultés persistantes sur le terrain. Dans plusieurs quartiers périphériques des grandes villes comme dans les zones rurales, l’accès à une alimentation électrique régulière demeure un défi.

Les attentes restent notamment fortes concernant l’extension des réseaux de moyenne et basse tension, l’amélioration de la desserte et le développement de nouvelles infrastructures capables de répondre à une demande énergétique en constante progression.

Pour les consommateurs, l’enjeu dépasse désormais les annonces et les plans : ils attendent des résultats visibles et durables.

SNEL et Regideso : des services publics toujours sous pression

La situation de la SNEL et de la Regideso constitue l’un des principaux indicateurs permettant d’apprécier l’évolution du secteur.

Les pannes récurrentes, les difficultés liées aux infrastructures vieillissantes et les problèmes de distribution continuent d’affecter la qualité des services fournis aux populations.

Dans le secteur de l’eau, la desserte demeure irrégulière dans plusieurs zones. Cette situation contraint certains ménages à recourir à des sources alternatives d’approvisionnement, avec des conséquences potentielles sur les conditions de vie et la santé publique.

Du côté de l’électricité, les coupures répétées continuent également de peser sur les ménages, les petites entreprises et les activités économiques.

Cette situation alimente le sentiment d’insatisfaction des abonnés, d’autant plus que les factures continuent d’être émises alors que la qualité du service demeure, dans plusieurs cas, en deçà des attentes.

La réforme de la gouvernance et de la gestion de ces deux entreprises publiques apparaît ainsi comme un enjeu majeur pour améliorer durablement la fourniture d’eau et d’électricité.

Des priorités ministérielles qui suscitent des interrogations

Au-delà des infrastructures, la conduite du ministère suscite également des interrogations sur les priorités accordées au cours de cette première année.

Les critiques portent notamment sur l’importance accordée à la communication institutionnelle par rapport à la perception des résultats concrets par les usagers.

Pour les acteurs de la société civile et les consommateurs, l’urgence demeure pourtant claire : améliorer la desserte, réduire les interruptions, moderniser les infrastructures et renforcer la qualité des services publics.

Le défi pour le ministère consiste donc désormais à transformer les annonces et les orientations stratégiques en réalisations concrètes, mesurables et directement perceptibles par la population.

Un an après, l’heure du bilan

Après une année à la tête du ministère des Ressources hydrauliques et de l’Électricité, Aimé Molendo Sakombi se retrouve face à un secteur où les attentes demeurent particulièrement fortes.

Les annonces de modernisation et d’amélioration de la desserte devront désormais être confrontées aux réalités du terrain. Pour les millions de Congolais qui subissent encore les coupures d’électricité et les difficultés d’accès à l’eau potable, le véritable bilan ne se mesure pas seulement à travers les programmes annoncés, mais surtout à travers l’amélioration effective de leur quotidien.

L’enjeu de la deuxième année sera donc de passer davantage des intentions aux résultats, dans deux secteurs essentiels au développement économique et social de la République démocratique du Congo.

Le JUGE

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