Sous-traitance à Kipushi : L’ARSP Obtient 28 contrats pour les Entreprises Congolaises chez KICO SA 

Un signal fort pour le contenu local. Dans la cité minière de Kipushi, province du Haut-Katanga, 28 contrats de sous-traitance ont été officiellement signés ce mercredi 28 octobre 2026 entre Kipushi Corporation (KICO SA) et des entreprises congolaises éligibles.

La cérémonie, hautement symbolique, s’est déroulée en présence d’une forte délégation de l’Autorité de Régulation de la Sous-traitance dans le secteur Privé (ARSP), conduite par son Directeur Général, Juan Ted Beleshayi Kasanda.

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Cet acte s’inscrit dans la dynamique impulsée par le Président de la République, Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo, qui a fait de la promotion de l’entrepreneuriat congolais et de la création d’emplois durables un axe majeur de sa vision.

De la sanction à la conformité : KICO se met en règle

Cette signature n’est pas anodine. Elle intervient exactement un mois après une décision forte de l’ARSP. Le 25 septembre 2026, l’Autorité avait, par sa décision n°0277/ARSP/DG/2026, enjoint KICO SA, Ivanhoe Mine Services et Ivanhoe Mines DRC de mettre fin à plus de 140 contrats conclus avec des entreprises non éligibles au regard de la Loi sur la sous-traitance.

 

Pour KICO seul, 85 fournisseurs avaient été épinglés pour non-conformité pour l’exercice 2025.

Les 28 contrats signés ce jour marquent donc le passage de la sanction à la mise en conformité et démontrent la volonté de Kipushi Corporation de se ranger derrière la Loi.

 

Beleshayi : « Minimum 5 millions de dollars »

Devant les responsables de KICO et les entrepreneurs réunis, le DG de l’ARSP n’a pas mâché ses mots. Pour lui, la sous-traitance ne doit plus être une affaire de miettes ou de contrats de gardiennage et de nettoyage.

« Si vous voulez m’avoir dans vos cérémonies, il faut des contrats d’un minimum de 5 millions de dollars », a déclaré Juan Ted Beleshayi Kasanda.

Un message clair : l’ARSP veut des contrats à forte valeur ajoutée, capables de structurer les entreprises congolaises, de leur permettre d’accéder à des équipements lourds, de se former et de créer de la richesse et des emplois durables.

Le DG a également tenu à rappeler que l’ARSP ne distribue pas les marchés. Son rôle est de veiller à l’éligibilité des acteurs, à la transparence des procédures et au respect strict de la Loi.

La règle des 51% réaffirmée

Face aux inquiétudes souvent exprimées par les investisseurs étrangers, Juan Ted Beleshayi a tenu à clarifier la doctrine de l’ARSP, qui n’est pas une chasse aux étrangers.

« On n’a pas dit de chasser les étrangers, mais on a dit 51% pour les Congolais et 49% pour les étrangers, conformément à la loi », a-t-il précisé.

Une disposition légale qui impose que toute entreprise de sous-traitance soit détenue majoritairement par des Congolais. C’est la condition sine qua non pour accéder aux marchés de plus de 140 millions de dollars générés par l’écosystème minier.

KICO, un géant qui se relance

Filiale du géant canadien Ivanhoe Mines en partenariat avec la Gécamines, KICO SA exploite la mine de zinc à haute teneur de Kipushi, considérée comme l’une des plus riches au monde. Sa relance industrielle génère des opportunités colossales pour les entreprises locales, à condition que celles-ci soient structurées et éligibles.

Avec ces 28 contrats, des dizaines d’emplois directs et indirects vont être créés pour les jeunes de Kipushi et du Haut-Katanga, contribuant ainsi au développement socio-économique de la province.

La balle est désormais dans le camp des entreprises bénéficiaires, qui devront faire preuve de professionnalisme pour honorer ces contrats et prouver que les Congolais peuvent gérer des marchés d’envergure.

Le Juge

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