Avant de tester les mandataires publics, sur quelle base Julie Shiku a-t-elle été nommée ?

Dans un contexte où les entreprises et établissements publics de l’État congolais traversent une crise de gouvernance et de performance, la ministre du Portefeuille, Julie Shiku Mbuyi, a lancé un appel à candidatures pour le recrutement des mandataires publics par voie de concours. Présentée comme une réforme destinée à professionnaliser la gestion des entreprises publiques, cette initiative suscite un débat sur les critères de nomination et la gouvernance des institutions.

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Selon cette opinion, une question fondamentale mérite d’être posée : sur quelle base Julie Shiku Mbuyi a-t-elle elle-même été nommée ministre du Portefeuille ? Si l’objectif est d’instaurer une culture du mérite et de l’évaluation, le test devrait d’abord commencer au sommet de l’État, avant d’être imposé aux mandataires publics.

Cette même opinion estime que Julie Shiku Mbuyi fait partie des membres du gouvernement dont l’action est jugée insuffisante par une partie de l’opinion. Certains observateurs considèrent que son passage au ministère du Portefeuille n’a pas encore apporté les réformes attendues pour améliorer la performance des entreprises publiques.

Selon certaines opinions exprimées dans le débat public, la présence de Julie Shiku Mbuyi au sein du gouvernement est parfois attribuée à des considérations d’ordre familial, certains évoquant notamment ses liens de parenté avec le président de la République. Ces interrogations alimentent le débat sur la transparence des critères de nomination des responsables publics et sur la nécessité de privilégier la compétence, l’expérience et les résultats.

Cette opinion considère que les mandataires publics occupent des fonctions stratégiques qui exigent avant tout une expertise avérée, une solide expérience en gestion et une parfaite connaissance des secteurs concernés. Elle soutient qu’un concours, à lui seul, ne garantit pas ces qualités et ne résoudra pas les difficultés structurelles auxquelles sont confrontées les entreprises publiques.

Selon cette analyse, les véritables défis résident dans la gouvernance, la transparence des nominations, la reddition des comptes, le contrôle des performances et la lutte contre les interférences politiques. Le véritable test devrait donc commencer par les décideurs eux-mêmes, avant de s’étendre aux dirigeants des entreprises publiques.

En définitive, cette opinion estime que le débat dépasse le simple recrutement des mandataires publics. Si l’État veut instaurer une culture de l’évaluation et du mérite, le test doit commencer au sommet, afin de renforcer la confiance des citoyens dans la gestion des institutions publiques.

Mireille Apendi

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