Une gestion chaotique à la SNEL : Teddy Lwamba dans le viseur de l’IGF !

La Société nationale d’électricité (SNEL SA) fait l’objet d’une mission de contrôle approfondi de l’Inspection générale des finances (IGF). Prévue pour une durée de 60 jours, cette opération porte sur la gestion financière, administrative et opérationnelle de l’entreprise publique dirigée par le Professeur Dr Ir Teddy Lwamba Muba.

Selon l’ordre de mission daté du 14 octobre 2026 et enregistré à la Direction générale de la SNEL le 16 octobre, les inspecteurs sont chargés d’examiner plusieurs aspects de la gestion de cette société stratégique pour le secteur énergétique de la République démocratique du Congo.

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Les agents et cadres se réjouissent et réclament un contrôle rigoureux

La mission de contrôle de l’IGF est accueillie avec satisfaction par des agents et cadres de la SNEL, qui souhaitent que les investigations soient menées avec rigueur, impartialité et sans complaisance.

Pour ces travailleurs, cette opération constitue une occasion d’examiner en profondeur la gestion de l’entreprise publique, notamment sur les plans financier, administratif et opérationnel. Ils souhaitent que toutes les opérations concernées soient passées au crible afin de faire ressortir les éventuelles irrégularités et d’établir les responsabilités sur la base de faits vérifiables.

Leur attente est claire : voir l’IGF mener un contrôle approfondi, sans distinction de personnes ni de fonctions, dans le strict respect des procédures. Ils espèrent que les conclusions de cette mission contribueront à renforcer la transparence, la bonne gouvernance et l’efficacité de la SNEL.

Un contrôle portant sur plusieurs aspects de la gestion

Les investigations concernent notamment la trésorerie, les comptes bancaires, la facturation, le recouvrement des recettes, les marchés publics, les contrats de partenariat et les opérations de préfinancement. Les inspecteurs devront également évaluer les mécanismes de contrôle interne et la gestion des investissements dans les infrastructures électriques.

Cette mission s’étend à l’ensemble du territoire national, y compris aux sociétés partenaires liées à la SNEL par des contrats de production, de commercialisation ou d’allocation d’énergie électrique.

Les contrats énergétiques également concernés

Le contrôle portera aussi sur les opérations d’importation, d’exportation, de transit et de compensation d’électricité. Les inspecteurs examineront par ailleurs les conventions conclues avec les partenaires de l’entreprise afin d’identifier d’éventuelles irrégularités ou situations de conflits d’intérêts.

Un autre volet important concerne le suivi des recommandations formulées à l’issue des précédentes missions de contrôle de l’IGF. Il s’agira de vérifier les mesures prises par la SNEL pour répondre aux observations antérieures et améliorer ses pratiques de gestion.

Teddy Lwamba face à l’examen de la gestion de la SNEL

En sa qualité de Directeur général, le Professeur Dr Ir Teddy Lwamba Muba est à la tête de l’entreprise publique concernée par cette mission de contrôle. Les investigations permettront d’examiner les différents aspects de la gestion de la SNEL dans le périmètre défini par l’IGF.

D’après l’ordre de mission, les frais liés à cette opération sont pris en charge par l’IGF. Les autorités civiles et militaires ainsi que les services de la Police nationale sont également invités à faciliter le déroulement des investigations dans les installations concernées.

Cette mission intervient dans un contexte où la transparence financière, la mobilisation des recettes et l’efficacité des investissements constituent des enjeux majeurs pour l’avenir du secteur de l’électricité en RDC.

Pour les agents et cadres qui réclament un contrôle rigoureux, l’essentiel est que toutes les opérations concernées soient examinées objectivement, sans complaisance et sur la base de documents vérifiables.

Il convient toutefois de souligner que l’ouverture d’un contrôle ne constitue pas, en elle-même, une preuve de faute de gestion. Toute responsabilité éventuelle devra être établie sur la base des constatations et des conclusions officielles de l’IGF.

Les conclusions de cette mission de 60 jours sont attendues pour éclairer davantage les pratiques de gestion examinées et déterminer les éventuelles mesures correctives à envisager.

Le Juge

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