Martin Lukusa aux commandes de la renaissance du rail et des ports Le gouvernement mise des millions sur l’Onatra 

Le gouvernement de la République démocratique du Congo vient de poser un acte fort en faveur de la relance du secteur des transports. Par une décision conjointe des ministères des Finances et des Transports datée du 10 août 2026, l’Exécutif a autorisé le décaissement de près de 4,85 millions d’euros et 3,99 millions de dollars américains au profit de l’Office national des Transports-ONATRA.

Cette enveloppe exceptionnelle vise à financer la modernisation du réseau ferroviaire national ainsi que la poursuite des travaux d’amélioration du port de Matadi. Une initiative qui traduit la confiance renouvelée du gouvernement dans la gestion du Directeur général de l’Onatra, Martin Lukusa, et qui s’inscrit dans la vision du Chef de l’État, Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo, de désenclaver les provinces et de renforcer les infrastructures stratégiques du pays.

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Un soutien financier sans précédent

L’autorisation officielle, portant les références n°296/CAB/MIN/FINANCES/CMR/ALL/2026 n°VPM/MTVCD/CAB/1503/2026, a été adressée à la Direction générale de la Sofibanque afin de permettre le transfert des fonds depuis le compte centralisateur RLT/Onatra vers le compte opérationnel de l’établissement public.

Dans le détail, 4.844.775 euros sont destinés au secteur ferroviaire tandis que 3.986.566,78 dollars américains sont affectés au secteur portuaire.

Pour les observateurs, cette décision constitue bien plus qu’un simple décaissement budgétaire. Elle marque une volonté politique affirmée de redonner à l’Onatra les moyens d’assurer pleinement sa mission de service public et de soutenir la croissance économique nationale.

Le port de Matadi en pleine modernisation

Une partie importante des ressources débloquées servira à couvrir le paiement du deuxième acompte des travaux de modernisation du Port de Matadi réalisés par la société Mec-Kin.

Véritable poumon des échanges commerciaux de la RDC avec l’extérieur, le port de Matadi joue un rôle essentiel dans l’importation des biens de consommation et l’exportation des produits nationaux. Sa modernisation vise à améliorer ses capacités opérationnelles, renforcer la sécurité des installations et répondre aux standards internationaux de gestion portuaire.

Le rail congolais se dote d’équipements de dernière génération

La plus grande partie de l’investissement concerne toutefois le secteur ferroviaire. Les fonds alloués permettront à l’Onatra d’acquérir auprès de la firme Mevogra des équipements spécialisés destinés à la réhabilitation et à l’entretien du réseau ferré.

Au cœur de cette acquisition figurent trois engins de haute technologie appelés à transformer durablement les capacités d’intervention de l’entreprise.

La bourreuse: la précision au service de la sécurité

D’une valeur de 1.178.000 euros, la bourreuse permettra d’ajuster avec précision le niveau des rails et de compacter le ballast sous les traverses. Son utilisation contribuera directement à améliorer la stabilité des voies et à réduire les risques de déraillement.

Le régulateur de ballast et stabilisateur dynamique

Estimé à 896.875 euros, cet équipement complète le travail de la bourreuse. Il assure le profilage optimal des voies ferrées et renforce leur stabilité grâce à un système capable de reproduire les contraintes exercées par le passage des trains lourds.

La machine de renouvellement des voies

Avec un coût de 2.769.900 euros, cette machine constitue la pièce maîtresse de la commande. Véritable concentré de technologie, elle permet de remplacer rapidement et efficacement rails et traverses usés, réduisant considérablement les délais de réhabilitation des infrastructures ferroviaires.

Martin Lukusa, artisan du redressement de l’Onatra

Ce soutien financier majeur apparaît également comme une reconnaissance du travail engagé par le Directeur général de l’ONATRA, Martin Lukusa.

Depuis son arrivée à la tête de l’entreprise, celui-ci a entrepris plusieurs réformes destinées à renforcer la gouvernance, assainir les finances et améliorer les performances opérationnelles de l’établissement.

Pour de nombreux acteurs du secteur, la décision du gouvernement témoigne de la confiance accordée à la stratégie de redressement menée par l’actuelle direction. Mais elle place également l’Office national des Transports face à une obligation de résultats. La population, les opérateurs économiques ainsi que les partenaires institutionnels attendent désormais une utilisation rigoureuse et transparente de ces ressources.

Un mécanisme de contrôle pour garantir la transparence

Soucieux de préserver les intérêts de l’entreprise publique, les ministères de tutelle ont confié au Comité de suivi RLT/ONATRA une mission de contrôle rapproché.

Sa responsabilité consiste à veiller au respect des procédures, à la traçabilité des fonds et à la bonne exécution des projets financés. Chaque euro et chaque dollar devront être affectés exclusivement aux objectifs définis dans le cadre de cette opération.

Au-delà des chiffres, cette initiative s’inscrit dans la stratégie nationale de modernisation des infrastructures portée par le président de la République.

Pour Félix Tshisekedi, le développement du pays passe notamment par la réhabilitation des réseaux de transport, considérés comme des leviers essentiels de l’intégration nationale et du développement économique.

L’amélioration des infrastructures ferroviaires et portuaires devrait permettre de fluidifier les échanges commerciaux, faciliter l’acheminement des productions agricoles et minières et renforcer la connectivité entre les différentes provinces du pays.

Une nouvelle page pour l’Onatra 

Avec les fonds désormais sécurisés, l’Onatra entre dans une phase décisive. Les prochains mois seront consacrés à la finalisation des contrats, à la fabrication des équipements, à leur acheminement vers la RDC ainsi qu’à leur déploiement sur le terrain.

La formation des équipes techniques et la mise en service progressive de ces nouvelles machines constitueront les prochaines étapes de ce vaste programme de modernisation.

Une chose est certaine: l’année 2026 pourrait marquer un tournant historique pour les transports publics congolais. À travers ce soutien financier massif et la confiance accordée à la gestion de Martin Lukusa, le gouvernement entend faire de l’Onatra l’un des symboles du renouveau des infrastructures en République démocratique du Congo.

Le JUGE

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