La mécanisation fantôme de Lihau : l’arnarque à la fonction publique !

L’opinion publique doute toujours de La mécanisation des agents publics qui ne s’achève jamais Le vice-Prtvemier ministre en charge de la Fonction publique, Jean-Pierre Lihau, a récemment déclaré avoir mécanisé plus de mille fonctionnaires et agents jusque-là non pris en compte dans la paie de l’État. Une annonce qui, sur le papier, devrait marquer une avancée significative dans la lutte contre la précarité des agents publics. Pourtant, cette déclaration suscite scepticisme et méfiance au sein du corps administratif.

Car si réellement tous les agents non mécanisés avaient été intégrés, la problématique des fonctionnaires non payés ne devrait plus se poser. Cette contradiction alimente un doute persistant: la mécanisation annoncée est-elle une réalité tangible ou une communication politique destinée à masquer les failles d’un système budgétaire et administratif en crise?

Thank you for reading this post, don't forget to subscribe!

La mécanisation des agents publics est censée être le processus par lequel un fonctionnaire est officiellement inscrit sur la liste de paie de l’État, bénéficiant ainsi d’un salaire régulier. Dans un pays où des milliers d’agents travaillent depuis des années sans rémunération, cette opération représente une bouffée d’oxygène et un pas vers la justice sociale. Une communication purement politique Jean-Pierre Lihau, en annonçant l’intégration de plus de mille agents, voulait sans doute démontrer la volonté du gouvernement de répondre aux revendications des syndicats et de restaurer la confiance des fonctionnaires.

Mais la réalité sur le terrain semble contredire cette communication. De nombreux agents affirment ne pas avoir vu de changement dans leur situation. Les plaintes sur les salaires impayés et les listes d’attente interminables persistent, ce qui laisse planer un doute sur l’efficacité réelle de la mesure. Cette situation révèle un problème structurel : la gestion des ressources humaines dans l’administration publique reste opaque et politisée.

Les mécanisations annoncées ne s’accompagnent pas toujours de preuves vérifiables, et les bénéficiaires ne sont pas clairement identifiés.

En outre, l’absence de transparence dans la publication des listes des agents mécanisés entretient le soupçon d’une opération sélective, voire clientéliste. Le scepticisme des fonctionnaires s’explique aussi par l’historique des promesses non tenues. Depuis l’arrivée de Jean-Pierre Lihau à la tête de la Fonction publique, plusieurs annonces similaires ont été faites, sans que la situation des agents non payés ne s’améliore de manière significative. Si la mécanisation était réellement effective, il ne devrait plus exister de fonctionnaires travaillant sans salaire.

Or, le problème demeure, preuve que les réformes annoncées peinent à se traduire en résultats concrets. Au-delà de la communication politique, cette contradiction met en lumière les failles du système budgétaire de l’État. Les crédits alloués à la paie des fonctionnaires sont souvent insuffisants ou détournés, et la corruption dans la chaîne de gestion des salaires fragilise davantage la crédibilité des annonces gouvernementales. La déclaration de Jean-Pierre Lihau sur la mécanisation de plus de mille agents publics illustre le décalage entre les annonces officielles et la réalité vécue par les fonctionnaires. Si cette mesure était pleinement appliquée, la question des agents non payés devrait être résolue.

Or, le maintien de cette problématique démontre que la réforme reste inachevée et que la confiance des fonctionnaires envers leur hiérarchie est sérieusement entamée. Le gouvernement est désormais face à un impératif : passer de la communication à l’action. Publier les listes des agents réellement mécanisés, garantir la régularité des salaires et assainir la chaîne budgétaire sont des étapes indispensables pour restaurer la crédibilité de la Fonction publique. Tant que ces mesures ne seront pas prises, les annonces de mécanisation resteront perçues comme des promesses creuses, incapables de répondre aux attentes d’un corps administratif épuisé par des années de précarité.

Limbaya Modé

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *