Dans une capitale en quête de modernité et de dignité urbaine, l’Office des voiries et drainage (OVD), censé être le bras technique de l’État pour l’entretien des routes, la réhabilitation des voiries et la gestion des ouvrages de drainage, est aujourd’hui au centre des interrogations.
Thank you for reading this post, don't forget to subscribe!Sous la direction de Victor Tumba, l’institution est critiquée par une partie de l’opinion qui estime que les résultats attendus tardent à se manifester face aux nombreux défis auxquels Kinshasa est confrontée. Les conséquences sont visibles sur le terrain : routes secondaires fortement dégradées, avenues difficiles d’accès, caniveaux obstrués et inondations récurrentes dans plusieurs quartiers de la capitale.
Pour cette opinion, le bilan de l’OVD reste largement négatif au regard des missions confiées à cette institution stratégique. Alors que la ville de Kinshasa connaît une croissance rapide et nécessite des infrastructures adaptées, l’Office des voiries et drainage peine à afficher une présence à la hauteur des attentes des citoyens.
Les pluies successives continuent de révéler les faiblesses du système de drainage urbain. Dans plusieurs communes, les eaux stagnantes perturbent la circulation, endommagent des habitations et exposent les populations à des risques sanitaires. Les routes secondaires, qui devraient faciliter la mobilité entre les différents quartiers, restent dans un état préoccupant.
Au-delà des problèmes techniques, cette situation relance le débat sur la gouvernance des institutions publiques. La question de l’évaluation des mandataires, de leur obligation de résultats et de leur responsabilité devant l’État et la population revient au centre des discussions.
Pour certains observateurs, le maintien d’un responsable public doit être lié à des résultats concrets et mesurables. Une institution comme l’OVD, qui joue un rôle essentiel dans l’image et le fonctionnement de la capitale, nécessite une gestion axée sur l’efficacité, la transparence et la capacité à répondre aux urgences urbaines.
Le cas de Victor Tumba relance donc une interrogation majeure : qui décide du maintien des mandataires publics lorsque les résultats attendus ne sont pas au rendez-vous ?
Face aux défis de Kinshasa, l’OVD est appelé à démontrer sa capacité à transformer les engagements en actions concrètes. La population attend des réponses visibles sur les routes, les caniveaux et la lutte contre les inondations.
La question demeure : malgré un bilan largement négatif, pourquoi Victor Tumba reste-t-il encore à la tête de l’OVD ?
Mireille Apendi
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