Recrutement des mandataires publics : L’initiative de Julie Mbuyi Shiku fait scandale

Le lancement du processus compétitif de sélection des mandataires publics dans quinze entreprises du Portefeuille de l’État, annoncé par la ministre du Portefeuille, Julie Mbuyi Shiku, continue de susciter de vives réactions. Présentée comme une réforme destinée à promouvoir le mérite, la transparence et l’égalité des chances, cette initiative est vivement critiquée par certains observateurs, qui estiment qu’elle soulève davantage de questions qu’elle n’apporte de réponses.

Pour plusieurs analystes, avant d’engager une vaste opération d’évaluation et de renouvellement des dirigeants des entreprises publiques, Julie Mbuyi Shiku aurait d’abord dû commencer par évaluer les performances de son propre ministère. Selon eux, depuis son arrivée à la tête du ministère du Portefeuille, les résultats attendus tardent à se concrétiser et plusieurs réformes annoncées n’ont pas encore produit les effets escomptés. Ils estiment qu’une réforme crédible devrait d’abord passer par un assainissement et un renforcement de l’efficacité de l’administration centrale du ministère.

Thank you for reading this post, don't forget to subscribe!

Ces critiques rappellent également que le Gouvernement aurait dû commencer par dresser un bilan de la gestion des mandataires actuellement en fonction avant d’engager un nouveau processus de recrutement. Ils s’interrogent aussi sur les critères ayant conduit au choix des quinze entreprises concernées, alors que d’autres établissements publics font également face à d’importants défis de gouvernance.

Des voix s’élèvent par ailleurs pour réclamer des garanties sur l’indépendance et la transparence du processus. Elles demandent notamment la publication des critères d’évaluation, de la composition des jurys ainsi que des résultats à chaque étape, afin de rassurer les candidats et l’opinion publique.

Pour ces observateurs, la priorité devrait être la réforme de la gouvernance des entreprises publiques, la lutte contre les contre-performances et l’amélioration de la gestion des établissements de l’État, plutôt que l’organisation d’un recrutement dont la crédibilité dépendra avant tout de sa transparence.

Face à cette polémique, Julie Mbuyi Shiku est désormais attendue sur des actes concrets. Pour convaincre l’opinion, elle devra démontrer que ce processus de sélection sera conduit dans le strict respect des principes de mérite, d’équité et de transparence, sans favoritisme ni interférence politique.

Le Juge

Contact : +243991686822

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *