Bilan largement à la tête de l’ARSP : Le gendarme de la sous-traitance se mue en architecte de la justice économique !

Le 100 jours de Ted Beleshayi qui font trembler les géants miniers !

Cent jours après avoir pris les rênes de l’Autorité de Régulation de la sous-traitance dans le secteur privé -ARSP-, Juan Ted Beleshayi Kasanda s’est confié à la presse nationale. Loin des sentiers battus de la bureaucratie, l’ancien de l’Inspection générale des Finances IGF a dressé, le 1er octobre 2026 au Kertel Suites Hotel de Kinshasa, un bilan incisif et résolument tourné vers l’avenir.

En un peu plus de trois mois d’exercice, l’homme simple au parcours forgé dans les exigences de l’intégrité et de la rigueur a insufflé un vent de fronde salutaire. Son credo ? Tourner le dos à l’arbitraire pour ériger l’institution en un véritable levier d’émancipation des entrepreneurs locaux.

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Entre assainissement des structures, traque des prête-noms -qui font perdre des milliards au pays- et quête d’autonomie financière pour les Petites et moyennes entreprises-PME-, Ted Beleshayi pose les jalons d’une véritable révolution silencieuse au cœur de l’économie congolaise.

De la contrainte à la croissanceDès ses premiers mots lors de cette sortie médiatique, le Directeur général de l’ARSP a voulu lever toute ambiguïté sur la nature et la mission de son mandat. Pour lui, l’institution ne doit plus inspirer la peur ou se cantonner à un rôle punitif abstrait.

– Un instrument de justice : «Nous voulons d’une institution qui s’engage sur la voie de la modernisation et qui refuse d’être une simple instance de contrainte, pour devenir un véritable instrument de justice économique, avec l’émergence d’une classe moyenne congolaise», a martelé Ted Beleshayi.

La régulation intelligente : Loin de concevoir le contrôle comme une fin en soi, il a rassuré les opérateurs économiques en affirmant que réguler c’est avant tout faire respecter la loi, corriger les trajectoires et stimuler la croissance nationale.

Les trois chantiers phares des cent premiers joursPour matérialiser cette vision, l’équipe dirigeante a structuré son action autour de trois axes cardinaux: l’administration et le numérique, la régulation rigoureuse et le contenu local.

1. Administration et Numérique: La cure de jouvenceFatiguée par les lourdeurs d’antan, l’ARSP a enclenché une mue technologique majeure.

– Dématérialisation totale: Enregistrement en ligne et déploiement de la télédéclaration pour fluidifier les démarches des entreprises.

– Rigueur interne: Révision complète du cadre organique, clarification des fiches de postes et assainissement financier à travers un audit minutieux des engagements de l’établissement.

2. Régulation et contrôles: Le réveil du gendarmeLe secteur minier et d’autres filiales stratégiques ont fait l’objet d’un examen clinique sans complaisance.

-Traque aux irrégularités : Les inspections musclées ont mis en lumière un nombre ahurissant d’inscriptions de sous-traitants non éligibles (notamment dans les filiales d’ERG ou du groupe Ivanhoe).

– L’alerte des milliards perdus: Le Directeur général a rappelé l’urgence absolue de contrer le phénomène des «prête-noms», ces façades juridiques qui privent chaque année l’État congolais et les nationaux de retombées colossales estimées à plusieurs milliards de dollars.

3. Contenu local et oxygénation des PMEObtenir un marché ne suffit pas si le fonds de roulement fait défaut.

Partenariats bancaires : Des ponts solides ont été jetés avec le Fonds de Promotion de l’Industrie –FPI- ainsi que des institutions financières de la place (telles que Rawbank à travers le projet Vunga II) pour garantir le financement immédiat des sous-traitants.

Dialogue permanent : Les concertations menées avec la Fédération des Entreprises du Congo FEC illustrent cette volonté d’instaurer un climat des affaires sain, équitable et prévisible.

Cinq priorités pour maximiser l’impactFort de ces cent premiers jours qualifiés de «fondation» et non d’aboutissement, le Directeur général de l’ARSP a décliné sa feuille de route pour les échéances à venir:

– L’intensification de la digitalisation et la pérennisation des contrôles de terrain. La professionnalisation continue des équipes et l’observance d’une rigueur financière sans faille.

– Le déploiement effectif de l’ARSP à l’échelle de l’ensemble du territoire national. La facilitation accrue de l’accès aux marchés et aux solutions de financement bancaire.

La concrétisation rigoureuse du cadre juridique relatif au contenu local. En terminant sa sortie médiatique par la formule «Si les 100 jours ont permis de remettre l’ARSP en marche, les prochaines échéances viendront maximiser son impact», Ted Beleshayi confirme qu’à l’heure de la refondation économique voulue par les hautes autorités du pays, l’ARSP a choisi son camp: celui du mérite et de la prospérité partagée.

Dylan Lingoya

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